Soixante-dixième anniversaire du Centre

Lors du soixante-dixième anniversaire, nous avons appris la vente de « notre Château », ce dernier n’étant plus adapté à l’accueil, aux soins et activités des résidents en situation de handicap. Pour nous les « anciens », mais également  toutes celles et ceux qui nous ont suivi, il n’est pas question que plus de 70 ans d’histoire disparaissent d’un trait de plume ou de gomme ! Aujourd’hui, avec vous, nous œuvrons pour qu’un lieu de mémoire soit préservé durablement au sein de « notre château ». 

Vous pouvez compter sur nous !  Nous comptons sur vous !

Journée anniversaire d'Herauritz

Le 23 septembre 2022, on fêtait le soixante-dixième anniversaire du centre de Herauritz. Mme Labarthe la directrice accueillait certains anciens, notamment Jean-Michel Royère qui fut le tout premier pensionnaire arrivé le 15 septembre 1952, à 10 heures du matin.

A côté de Mme Labarthe, Mme Dubois (avec le masque), qui fut une des toutes premières kinésithérapeutes du centre.

Les anciens pensionnaires étaient là !

C'est avec beaucoup d'émotion, que certains vétérans se sont retrouvés pour l'occasion.

Sur la photo debout de gauche à droite : Nicole Montexier, Jean-Michel Royère, Christine Étienne, Marie-Christine Siret.
Premier rang assis :  Bernard Pasturaud, Jacqueline Lauvergne-Demarthe ,  Daniel Manzanas, Alain Lapeyronie, Évelyne Chatain, Eulalie Standford.

C'est Jean-Michel Royère qui prit la parole au nom de tous les anciens présents ce jour-là. Son allocution très appréciée est à retrouver ici.

Une centaine d'invités, parmi lesquels le maire d'Ustaritz, le vice-président du B.A.B et divers responsables de l'UGECAM. Pour l'occasion, une vidéo réalisée pour l'occasion fut projetée dans le hall d'entrée, (Cliquer ici).

Les premières années

Quelques photos de ces premières années, ou le Château Larreguyena, devint le Centre d'Herauritz, pour accueillir ses nouveaux petits châtelains.

Le Château en 1952

Le Château vu de la prairie, avec l'ancien préau qui sera démolit et remplacé en 1968, par un bâtiment accueillant : Salle de jeux, de kinésithérapie, et plusieurs salles classes.


La villa du Lazaret

La villa, derrière l'enfant assis dans l'herbe, se nommait le Lazaret. Elle était à l'écart du Château au fond de la grande prairie. 

Un Lazaret autrefois, était un bâtiment de quarantaine ! Le corps médical de l'époque avait une peur bleue des maladies contagieuses. Aussi, tout nouveaux arrivants au Château étaient isolés, aujourd'hui ont dirait confiné pendant quinze jours au Lazaret.








La classe de M. Cousseau de la 6e à la 3e. Derrière les élèves, au fond Le Lazarret
De gauche à droite debout : Marie-Christine Siret, René Nogués, Eulalie Langlet, Ghislaine Hinchy, Danielle Larroque, Martine Fenouillat
De gauche à droite en fauteuil : Marie-Claude Aldalurra, Khadijah, Christine Ithurria
Assise dans l’herbe Dany Muñoz Éléna

Marie-Christine Siret (debout), 
à droite Solana Ragald, 
à gauche Nacéra, à côté Sylvie Clidat (fauteuil)

L'enfant au corset

Jean-Paul Condemine - 1958

Quelques moments de vie !

L’heure du goûter au réfectoire.

Spectacle de Noël 1956

Repas de Noël 1956

Août 1968

Les joueuses de cartes

De gauche à droite sur la table :

Christine Étienne -  Évelyne Chatain -  Jeannine Coradi -  Nicole Montexier

Année 1967

Parfois, il fallait bien  
réconforter les plus petits

Christine Étienne et Jean-Marc Magnin

Jacqueline Demarthe

Dans les dortoirs, le moment du coucher était souvent un peu difficile. Quoi de mieux qu’une amie et confidente pour trouver le sommeil.

Une bande de potes

De gauche à droite :
Djilali Korbas, Nicolas Alcala, Robert Majewski, Jacques Paradis, Michel Bacabara, Bernard Courbin, Jean-Louis Leconte, Roger Charrial.









Approximativement 1968 ou 1969

Le 14 juillet 1959

Une compagnie de parachutistes (Environ 120 bérets rouges)  
défila pour la fête nationale dans l'enceinte du parc, sous l’œil admiratif des enfants.

Pour l'occasion les enfants étaient déguisés en soldats, fiers de ressembler à ces troupes d'élites.

M. Vaqué Directeur de l’établissement  et Mme Bordais sous-directrice

Pour l'occasion, M. Vaqué et Mme Bordais, en dignes représentants de la République décorèrent à la volée quelques enfants méritants.

Les Monitrices

C'était un peu nos anges gardiens.

Hélène Borotra  –  Maïtée Labèguerie  – Andrée Russac  – Jeany Lacrote – Élisabeth Raby  – Étiennette Gussac.

Hélène Borotra  –  Magui Hourcade  – Henriette Tuyère – Jeany Lacrote  – Étiennette Gussac.

Le dimanche, c’était le jour des visites

(Les photos défilent automatiquement)

Jacqueline Demarthe et sa maman   -   Février 1957

Michel Bacabara avec son parain  -   1961

Jean-Michel Royère (8 ans) avec sa tante dans la cour devant le château (Été 1954)

Daniel Manzanas et sa maman

Les chariots plats

La plupart des enfants étaient sanglés sur un chariot à plat ventre
afin de protéger  la colonne vertébrale de la station assise et étirer certains muscles.

(Les photos défilent automatiquement)

Jean-Michel Royère  - 1961

Danielle Guynouard, Christine Étienne et Martine Carvaillo    -    1966

Jean-Paul Condemine    -    1958

Michel Bacabara    -    1963

La Chapelle Sainte Catherine


Datant du Moyen Age, elle fut léguée en 1838 aux habitants d'Herauritz par Joachim Turman, Maître du Château Larregiena.
Reconstruite en 1841 et rénovée en 1971.

Tous les dimanches matin, les enfants traversaient la route face au château, pour aller dans cette petite chapelle assister à la messe dominicale. Le rituel continuait avec le traditionnel "Poulet frites" du midi, suivit l'après-midi de la visite des familles aux enfants. C'est dans cette chapelle que la plupart, ils firent leur première communion. 

Et comment ne pas parler du fronton à côté du Château, ou les joueurs de pelote basque venaient se défier à la chistera ou bien à main nue, dans d'interminables parties. L'écho de la pelote frappant le mur résonnait dans les dortoirs à l'heure du coucher.

Ou encore les fêtes du village, avec les chants et danses folkloriques sur la cancha (L'aire de jeu du fronton), ainsi que les sports de force basque, notamment le soka tira (tir à la corde), ou aussi l'Harri altxatzea (lever de pierre de 250 à 300 kg), ou encore l'Orga joko ou le sportif devait faire tourner, à bout de bras, une charrette de 360 kg sur son timon.

QUE DE SOUVENIRS !